L'histoire d'un client - Portrait collaborateur

Film corporate Accor D&TS : de l’idée à l’ouverture d’un hôtel, raconté par ceux qui le construisent

Biux
x
Accor
0:00 / 0:00

Une expertise mondiale, invisible à ceux-là mêmes qu’elle sert

Il existe au sein d’Accor une division dont le travail façonne chaque hôtel du groupe, du premier trait d’architecte jusqu’au jour où les portes s’ouvrent sur les premiers clients. Design & Technical Services, c’est plus de cent experts répartis dans le monde entier, qui accompagnent investisseurs et propriétaires hôteliers à travers chacune des étapes de la création d’un établissement : le design intérieur, l’ingénierie, la sélection des matériaux, la coordination de chantier, la conformité aux standards de marque, la validation des espaces avant ouverture. Un hôtel ouvre chaque jour sous l’enseigne Accor, et derrière chacun d’entre eux se trouve le travail méticuleux de ces équipes.

Le paradoxe, c’est que cette expertise restait largement méconnue. En interne, les autres divisions du groupe n’en mesuraient pas toujours la portée. En externe, les investisseurs et propriétaires qui auraient dû y voir un argument décisif n’en avaient qu’une vision parcellaire. Une vidéo de présentation existait bien, produite en 2020 avec des comédiens, mais le temps l’avait rendue obsolète : trop longue, trop éloignée de la réalité du terrain, incapable de refléter l’énergie et la sophistication d’une organisation qui, entre-temps, s’était profondément transformée. La division s’était en effet scindée en deux entités distinctes, Luxury & Lifestyle d’un côté, Premium, Midscale & Economy de l’autre, et cette seconde branche, PM&E, n’avait tout simplement plus de film à elle.

C’est dans ce contexte qu’Ouassila Sadadou, Communication & Strategy Director, Global Design Technical Services & Innovation, a fait appel à notre agence. Sa demande portait une exigence très claire : concevoir un film de missions qui donne enfin à voir ce que ces équipes accomplissent au quotidien, à travers la voix et le visage de ceux qui y travaillent réellement. Le film devait simultanément répondre à quatre enjeux : rendre les missions et la valeur ajoutée de D&TS PM&E compréhensibles pour un public large, convaincre investisseurs et propriétaires de confier leurs projets hôteliers à Accor, affirmer le positionnement du groupe comme leader en design et technical services dans l’hôtellerie mondiale, et susciter chez les collaborateurs eux-mêmes un sentiment de fierté en se reconnaissant à l’écran.

Les contraintes ajoutaient une couche d’exigence supplémentaire. Le film ne devait pas excéder trois minutes en format 16:9, avec une déclinaison d’une minute en 9:16 pensée pour Instagram. Les sous-titres devaient être disponibles en français et en anglais. La charte graphique Accor devait être respectée à la lettre. Et le brief précisait, avec une formulation qui en disait long sur le niveau d’ambition : le format devait refléter l’ambition de l’équipe. Il ne s’agissait pas de produire une vidéo corporate de plus, mais de créer une pièce qui porte en elle la stature d’un groupe hôtelier mondial.

Écrire un récit en sept actes, puis le mettre en scène comme un film documentaire

Nous avons commencé par là où tout film qui se respecte commence : l’écriture. Avant de penser aux caméras, aux lumières ou au planning de tournage, nous avons consacré un temps considérable à la construction du récit, parce que c’est la structure narrative qui détermine si un spectateur reste ou décroche, bien avant que la première image n’apparaisse.

Le script a été conçu en sept parties, chacune correspondant à une étape clé du cycle de vie d’un projet hôtelier. L’ensemble forme un arc narratif continu, celui d’un hôtel qui naît d’une vision et qui, au fil des minutes, prend corps à travers le travail coordonné de dizaines de spécialistes, jusqu’au moment où ses portes s’ouvrent. Chaque partie a été confiée à un speaker différent, choisi non pas pour ses qualités d’orateur mais pour la légitimité de son expertise sur le sujet qu’il aborde. Le script a été rédigé en anglais, puis traduit intégralement en français, avec pour chaque section un relevé des termes techniques essentiels garantissant la rigueur du discours.

Le film s’ouvre avec Damien, qui pose le cadre avec l’assurance de celui qui connaît son sujet par cœur : chaque projet hôtelier naît d’une vision, d’une ambition commerciale, d’un emplacement unique. Accor s’engage dès les premières discussions, bien avant la signature, et met à disposition une expertise qui conjugue envergure internationale et finesse locale, sans jamais perdre de vue le budget et le retour sur investissement du propriétaire. Le ton est posé, structuré, il installe la confiance.

Puis Lara entre en scène depuis São Paulo, et avec elle la dimension véritablement mondiale du dispositif. Une fois le projet signé, elle devient l’interlocutrice dédiée du propriétaire. C’est elle qui orchestre le kick-off, aligne toutes les parties prenantes sur la vision, le calendrier et les livrables, introduit les standards de la marque, évalue le site existant au moyen d’un Property Improvement Plan et recommande l’ensemble des consultants clés qui interviendront sur le projet. Le fait de la filmer à São Paulo n’était pas un choix logistique mais une décision narrative : il fallait que le spectateur comprenne, de façon presque instinctive, que cette expertise ne connaît pas de frontières géographiques.

Vient ensuite Arun, dont l’intervention déplace le récit vers le territoire du design. Il explique comment l’équipe construit un design brief qui s’inscrit dans l’ADN de la marque tout en répondant aux exigences opérationnelles et aux objectifs d’investissement du propriétaire. La validation des plans et des spécifications, depuis l’architecture jusqu’au mobilier et aux équipements, le recours à un réseau de fournisseurs rigoureusement sélectionnés, l’attention portée aux matériaux durables et aux échantillons validés, la vérification que chaque mock-up garantit le confort, la durabilité et la cohérence de marque : tout cela est présenté non pas comme une liste de prestations, mais comme un processus vivant où chaque décision de design a une incidence directe sur l’expérience future du client.

Martin prend le relais sur le terrain des choix techniques, là où les décisions deviennent critiques et où une erreur peut coûter des mois de retard ou des centaines de milliers d’euros. Veille réglementaire, sélection de systèmes haute performance en matière de sécurité, d’efficacité énergétique et d’économie d’eau, élaboration de guidelines techniques claires pour les équipes de chantier : son intervention montre comment l’expertise D&TS protège à la fois l’investissement du propriétaire et l’avenir environnemental du bâtiment, en réduisant les coûts de maintenance tout en améliorant le confort des futurs clients et en contribuant à la réduction de l’empreinte carbone.

Les deux voix de Lara et Martin se rejoignent ensuite pour accompagner la phase de construction, cette période où la vision commence à devenir tangible. Coordination de l’ensemble des consultants, visites de chantier régulières, revues de travaux, recherche de solutions conformes lorsque les conditions du terrain imposent des ajustements, validation de la chambre témoin et des espaces publics : le spectateur comprend qu’Accor ne se contente pas de concevoir, mais reste pleinement engagé jusqu’au dernier boulon, protégeant les délais et les standards de qualité avec la même rigueur que celle qu’il applique au design.

Lara revient seule pour la phase de pré-ouverture, ce moment où tout se joue dans les détails : les dernières visites de conformité, la coordination avec les équipes opérationnelles de l’IT à la restauration, des achats à l’hébergement, et cette promesse essentielle que le support ne s’arrête pas le jour de l’ouverture mais se poursuit bien au-delà, parce qu’un hôtel réussi est un hôtel accompagné dans la durée.

Et c’est Damien qui referme le cercle avec une conclusion qui résonne comme un engagement : de l’idée à l’ouverture, à chaque étape, D&TS est là. Le propriétaire gagne du temps et de l’argent. La marque reste cohérente. La performance est optimisée sur le long terme. Les expériences clients sont pensées pour durer. Parce qu’un hôtel n’est pas un projet parmi d’autres, c’est un investissement, et la mission de ces équipes est de faire réussir cet investissement. Le film se termine sur une invitation directe, portée avec la même assurance tranquille qui l’avait ouvert : où que vous soyez dans le monde, nos équipes sont prêtes à vous accompagner.

En parallèle du script, nous avons produit un storyboard de dix-sept pages qui ne se contentait pas d’être un document technique de découpage. C’est un véritable manifeste de direction artistique, construit sur Pitch, qui détaille la note de réalisation, l’approche visuelle, et pour chaque partie du film le script, l’intention narrative, les inserts prévus, les tailles de plan et les choix de cadrage. Les sections consacrées au montage, à l’étalonnage et au son complètent l’ensemble. La note d’intention posait d’emblée le principe fondateur de tout le projet : ce film devait être conçu comme une histoire de personnes, et non comme une présentation d’entreprise.

Six spécialistes, deux continents, et une post-production qui conjugue animation 3D, étalonnage cinéma et composition musicale originale

Pour donner corps à cette ambition, nous avons constitué une équipe de six spécialistes, chacun apportant une compétence spécifique et irremplaçable à l’ensemble.

Le chef de projet a assuré la coordination directe avec Ouassila Sadadou côté Accor, la gestion du planning dans sa globalité et la supervision créative de bout en bout. Son rôle consistait à garantir que la cohérence entre le brief initial, l’évolution du script jusqu’à sa troisième version et la livraison finale ne se perde à aucune étape du processus.

Le cadreur senior, en charge de la caméra principale, a dirigé la lumière et le cadrage de l’ensemble des séquences. C’est lui qui a conduit les interviews de chaque speaker, alternant entre le face caméra et le profil trois-quarts selon l’intimité recherchée, tout en composant les plans séquences tournés dans les espaces de l’hôtel. Chaque partie du film appelait un langage visuel différent, et le storyboard le formalisait avec précision : cadrage à hauteur d’yeux pour créer un sentiment de proximité et d’égalité avec le spectateur, plongée légère pour souligner le professionnalisme et la maîtrise des documents techniques, plan latéral à quatre-vingt-dix degrés pour ancrer la sincérité du propos et maintenir l’attention sur les mots.

Le cadreur junior, sur la seconde caméra, s’est consacré exclusivement aux plans d’insert et au second angle. C’est son travail qui donne au film sa texture et sa profondeur sensorielle : les mains qui manipulent un échantillon de tissu, le geste précis d’un crayon sur un plan d’architecte, la matière d’un revêtement sous la lumière naturelle, l’activité silencieuse d’un espace en cours d’aménagement. Sa captation handheld apporte aux gros plans cette vibration subtile qui distingue un film vivant d’une production figée, et c’est lui qui a couvert l’ensemble de l’environnement visuel que le brief exigeait de montrer : moodboards, plans techniques, vues en trois dimensions, matériaux, chantier, chambre témoin.

Le tournage principal s’est déroulé dans un hôtel Accor à Paris, avec Damien, Arun et Martin face aux caméras. Lara a été filmée séparément à São Paulo, une décision qui n’allongeait pas seulement la géographie du film mais en renforçait le propos : D&TS est une organisation véritablement mondiale, et la qualité de son accompagnement ne dépend ni d’un fuseau horaire ni d’un continent. Quatre speakers réels, sur deux continents, sans prompteur ni mise en scène artificielle. Des professionnels qui parlent de leur métier avec la précision et la conviction de ceux qui l’exercent chaque jour.

En post-production, le monteur a travaillé à construire un rythme qui porte le spectateur sans jamais le brusquer. Le montage devait être suffisamment dynamique pour maintenir l’attention d’un public exigeant, habitué à scanner les contenus en quelques secondes, tout en ménageant assez de respirations pour que les visages et les voix s’impriment dans la mémoire. L’étalonnage s’inscrit dans une esthétique cinématique inspirée du documentaire contemporain : des ombres profondes et contrastées qui sculptent les visages, des tonalités chaudes et terreuses légèrement désaturées, des carnations naturelles préservées avec soin. Un grain discret apporte la texture organique qui distingue un film pensé d’une captation brute, et un léger halo dans les hautes lumières confère à l’ensemble une douceur qui évoque l’élégance sans jamais verser dans l’artifice.

Les transitions entre les sept parties du film ont été confiées à un artiste 3D dont le parcours témoigne du niveau d’exigence que nous recherchions pour ce projet : il a participé à l’animation du long-métrage Zootopie chez Disney. Il a conçu et animé une métaphore visuelle qui accompagne le spectateur tout au long du récit, celle d’un hôtel qui se construit progressivement sous ses yeux. À chaque nouvelle partie, de nouveaux blocs et niveaux viennent s’ajouter à une maquette stylisée en flat 3D, symbolisant tour à tour les fondations, le design, la coordination technique, la construction et la pré-ouverture. L’animation reste volontairement minimale et raffinée : des volumes épurés, des ombres douces, une palette de blancs et de gris rehaussée d’accents dorés qui dialogue naturellement avec l’identité visuelle Accor. Au-delà des transitions en plein écran qui ponctuent le passage d’une partie à l’autre, une version miniaturisée de cette timeline architecturale persiste discrètement à l’écran pendant chaque section, permettant au spectateur de situer intuitivement où il se trouve dans le parcours, de suivre à la fois le récit et la construction visuelle de l’hôtel, sans même s’en rendre compte.

L’univers sonore du film, enfin, a été entièrement créé par un sound designer dédié. La composition musicale originale repose sur un score minimaliste et progressif, construit autour de motifs récurrents qui se déploient et s’enrichissent au fil des minutes : des nappes de piano, des textures de cordes, des couches subtiles qui insufflent au film un sens du mouvement et de la continuité sans jamais prendre le pas sur les voix. Le score est à la fois enveloppant et retenu, moderne dans son écriture et intemporel dans son effet, il porte le récit avec une énergie tranquille qui reflète exactement l’esprit du projet lui-même. En complément, des ambiances documentaires finement dosées ancrent chaque séquence dans la réalité de son décor : le froissement d’une page que l’on tourne, le pas feutré dans le lobby d’un hôtel, le murmure lointain d’un chantier, l’activité discrète d’un espace de travail. Ces couches sonores restent à peine perceptibles, mais ce sont elles qui donnent au film sa densité et sa crédibilité. Le mixage des voix a été optimisé pour restituer cette sensation d’intimité que la note de réalisation plaçait au cœur du projet : chaque mot devait donner l’impression que le speaker se trouve dans la même pièce que le spectateur.

Six livrables, un film qui remplace trente minutes de présentation, et une cliente qui recommande l’agence sur Google

Au terme de ce processus, nous avons remis à Accor D&TS PM&E un ensemble de six livrables distincts, chacun pensé pour un usage et un contexte de diffusion précis.

Le film principal, d’une durée de trois minutes en format 16:9, sous-titré en français et en anglais, constitue la pièce maîtresse. Il est destiné à la D&TS Library, à l’intranet du groupe, au site Accor Design & Innovation, et aux présentations directes aux investisseurs et developers. En trois minutes, un propriétaire hôtelier comprend exactement ce que D&TS PM&E accomplit pour lui, à chaque étape de son projet, et avec quels résultats concrets.

La déclinaison verticale d’une minute en 9:16, conçue pour Instagram, condense les temps forts du parcours dans un format natif pour les réseaux sociaux, avec un rythme resserré qui capte l’attention dès la première seconde.

Le storyboard de dix-sept pages, hébergé sur Pitch, documente l’intégralité de la direction artistique : note de réalisation, approche visuelle, script détaillé de chaque partie avec ses intentions, ses inserts et ses cadrages, ainsi que les sections consacrées au montage, à l’étalonnage et au son. C’est un document de référence qui permet à Accor de comprendre et de reproduire la logique créative du film.

Le script V3 bilingue, structuré en sept parties avec les termes techniques clés identifiés pour chaque section, assigne chaque speaker à ses interventions et constitue la colonne vertébrale éditoriale du projet.

Les animations 3D de transition, sept séquences de construction progressive en flat 3D déclinées en versions plein écran et miniaturisée, apportent au film son identité visuelle la plus singulière et la plus mémorable.

Et la composition musicale originale, livrée avec cession de droits et master multiformat, offre à Accor un univers sonore propriétaire, adapté à son identité premium et réutilisable au-delà de ce seul film.

Le résultat est un film qui ne ressemble pas à une vidéo d’entreprise. Il ressemble à un court documentaire sur des personnes qui consacrent leur talent à un métier exigeant et passionnant. Le spectateur se connecte d’abord aux visages et aux voix, il perçoit la conviction et la maîtrise avant même de réaliser qu’on lui présente un processus opérationnel. Et lorsqu’il en prend conscience, la confiance est déjà installée. C’est précisément l’effet que le brief recherchait : un film qui parle aux investisseurs avec transparence et crédibilité, tout en portant la chaleur et l’énergie d’histoires vraies, racontées par ceux qui les vivent.

Ouassila Sadadou

« Une agence au top avec qui j'ai eu plaisir à collaborer. Très contente du film réalisé par Biux. L'équipe est force de proposition, professionnelle et expérimentée. Je recommande cette agence, qui en plus est très sympathique. »

Ouassila Sadadou
Communication & Strategy Director - Global Design Technical Services & Innovation

Découvrez d’autres réalisations similaires

Besoin d'un devis pour votre projet ?

Discutons ensemble de votre projet vidéo et recevez votre devis en moins de 24 h.

Demander un devisDemander un devis