La publicité Intermarché du loup végétarien, Le Mal Aimé, raconte une transformation personnelle plutôt qu’une offre commerciale. Diffusé pour Noël 2025, ce film associe animation, musique et récit de marque. Pour une entreprise B2B, son intérêt réside dans la construction du personnage, la progression de son problème et la cohérence entre l’histoire racontée et le positionnement de l’annonceur.
Intermarché n’a pas inventé la roue. Le storytelling émotionnel, les animaux mignons, la musique nostalgique… tout ça existe depuis des décennies. Mais cette campagne a quelque chose de différent. Quelque chose qui mérite qu’on s’y attarde, surtout si vous êtes une entreprise B2B qui cherche à créer des vidéos qui génèrent de vrais résultats.
Le Mal Aimé met en scène, pour Intermarché, un loup qui apprend à cuisiner afin de partager un repas avec les autres animaux. Ce film de Romance et Illogic Studios, qui n’est pas une réalisation Biux, illustre la progression du rejet vers l’appartenance analysée ci-dessous.
L’histoire derrière le buzz : un pari créatif à contre-courant
Décembre 2025. Les grandes marques dégainent leurs campagnes de Noël. Coca-Cola mise sur l’intelligence artificielle. McDonald’s fait pareil. Et puis arrive Intermarché avec un court-métrage de deux minutes trente, mêlant animation et prises de vue réelles.
Le pitch est simple. Un loup, le fameux « grand méchant loup » de notre enfance se retrouve seul parce que tous les animaux de la forêt le fuient. Normal : il les mange. Un hérisson lui suggère alors de changer son régime alimentaire. De manger des carottes, des champignons, des légumes. Le loup s’exécute, apprend à cuisiner, et finit par être accepté au banquet de Noël.
Sur le papier, rien de révolutionnaire. Dans l’exécution, tout est différent. Cette production audiovisuelle repose sur un travail de plus d’un an, coordonné par l’agence Romance et réalisé par le studio montpelliérain Illogic Studios, le même qui a été nommé aux Oscars pour son court-métrage « Garden Party ».
Ce que cette production audiovisuelle révèle sur l’artisanat créatif
Soixante-dix personnes ont travaillé sur ce projet. Du storyboarding initial au compositing final, en passant par le character design, l’animation, les textures et les lumières. Six mois de production pure, sans compter les phases de conception.
Le film repose sur le travail d’équipes d’animation, de lumière et de compositing. Le témoignage d’Inès Martin, artiste chez Illogic Studios, décrit cette fabrication et le soin apporté à la lumière. L’aspect peint de l’image ne signifie pas que le film serait une succession de dessins animés sans travail de modélisation : la matière, les mouvements et les éclairages construisent ensemble cet univers visuel.
Ce choix de production audiovisuelle n’est pas anodin. À l’heure où les géants mondiaux saturent les écrans de contenus générés par IA, Intermarché a fait le pari inverse : celui de l’authenticité et du savoir-faire artisanal. Et le résultat parle de lui-même.
Les coulisses d’une production made in France
L’organisation du projet mérite qu’on s’y attarde. La coordination générale a été assurée par le studio parisien Wizz. Les parties en prise de vue réelle, les scènes familiales autour du sapin ont été filmées par la réalisatrice Nadège Loiseau via Divine Production. Fred Testot a prêté sa voix au personnage du loup, ajoutant une dimension supplémentaire à l’attachement que ressent le spectateur.
Ce maillage de talents français illustre parfaitement ce que peut accomplir une production audiovisuelle bien orchestrée. Chaque maillon de la chaîne apporte son expertise, sa sensibilité, son savoir-faire. Le résultat transcende la somme des parties.
La technique au service de l’émotion
Le rendu visuel du film emprunte à ce qu’on appelle l’effet « painterly ». Cette technique, devenue une référence depuis le succès de la série Arcane (produite par le studio Fortiche), donne l’impression que chaque image a été peinte à la main.
Le résultat ? Une esthétique qui respire. Qui vit. Qui ne ressemble pas à ces productions lisses et désincarnées que l’on voit partout. Cette approche de la production audiovisuelle crée un sentiment de proximité avec le spectateur. On sent le travail humain derrière chaque frame.
Le storytelling comme moteur de viralité
La force de cette campagne ne réside pas uniquement dans sa qualité technique. Elle tient surtout dans sa structure narrative. Le film ne vend pas des légumes. Il raconte une histoire de transformation personnelle, d’acceptation, de vivre-ensemble.
Le loup incarne celui qui est rejeté à cause de ce qu’il est. Pas à cause de ce qu’il fait volontairement, mais à cause de sa nature. Et c’est là que le récit devient universel : nous avons tous, à un moment donné, ressenti ce sentiment d’être mis à l’écart.
Le choix musical amplifie cette émotion. « Le Mal-Aimé » de Claude François colle parfaitement à la peau de ce loup solitaire. Les paroles résonnent avec l’histoire. La musique agit comme un catalyseur émotionnel, transformant une simple publicité en véritable court-métrage.
Un conte qui ne moralise pas
Ce qui distingue cette production audiovisuelle des campagnes habituelles sur l’alimentation, c’est son absence totale de moralisation. Intermarché ne dit pas « arrêtez de manger de la viande ». Le message est plus subtil : « on a tous une bonne raison de commencer à mieux manger ».
Pas d’injonction. Pas de culpabilisation. Juste une invitation douce, enrobée dans une fable qui touche le cœur. Le spectateur n’est pas sommé de changer ses habitudes. Il est simplement invité à y réfléchir, à son rythme, sans pression. Et c’est précisément pour cette raison que le film a dépassé les frontières françaises pour conquérir le monde entier, du Daily Mail britannique aux réseaux sociaux américains.
Les enseignements pour les entreprises B2B
Alors, qu’est-ce que nous pouvons retenir de ce cas d’école pour nos propres productions vidéo ? Plusieurs choses.
Premièrement : l’investissement dans la qualité paie. Wyzowl (2025) confirme d’ailleurs que 96 % des personnes ayant regardé une vidéo explicative ont été influencées dans leur décision d’achat. Un an de travail minutieux, soixante-dix personnes mobilisées, un studio nommé aux Oscars. Intermarché n’a pas fait les choses à moitié. Cette visibilité ne permet toutefois pas de calculer un retour sur investissement financier sans connaître le coût total de la campagne et les revenus qui lui sont attribuables.
Deuxièmement : le format long n’est pas mort. Deux minutes trente pour une publicité, c’est une éternité dans notre époque de l’attention fragmentée. Pourtant, les gens ont regardé jusqu’au bout. Parce que l’histoire les tenait. Parce que le récit était suffisamment fort pour maintenir l’attention. Cette durée permet de développer des personnages, de créer une vraie arc narratif, de laisser l’émotion s’installer progressivement.
Troisièmement : l’émotion transcende le secteur d’activité. Intermarché vend des produits alimentaires. Pas vraiment le domaine le plus « sexy » du monde. Et pourtant, cette production audiovisuelle a ému des millions de personnes à travers la planète.
L’humain au centre de la création
La place centrale donnée au travail des artistes envoie un signal fort. Dans un monde où la technologie peut tout faire (ou presque), les marques qui osent l’artisanat humain se démarquent. Ce positionnement résonne particulièrement auprès d’un public lassé des contenus génériques et des visuels sans âme produits à la chaîne.
Pour nous qui accompagnons des entreprises B2B dans leur stratégie vidéo, ce constat est précieux. Nos clients : cabinets de conseil, startups tech, sociétés de services cherchent à se différencier. La production audiovisuelle « faite main », pensée avec soin, peut devenir un vrai avantage concurrentiel.
La production audiovisuelle comme vecteur de transformation narrative
Cette campagne Intermarché illustre un changement de paradigme. La publicité ne se contente plus de vendre. Elle raconte. Elle transforme. Elle crée du lien.
Le loup végétarien n’est pas qu’un personnage mignon. C’est un symbole. Celui de la capacité à changer, à évoluer, à s’adapter pour mieux vivre ensemble. Et ce message, porté par une production audiovisuelle de haute qualité, touche une corde universelle.
Les analystes parlent d' »écologie du désir » plutôt que d’écologie de la contrainte. Plutôt que de culpabiliser les consommateurs, le film leur donne envie de changer. C’est subtil. C’est efficace. Et c’est exactement ce que devrait viser toute stratégie de contenu vidéo.
De la viralité à l’autorité de marque
Le buzz ne suffit pas. Ce qui compte vraiment, c’est ce qui reste après. Et là, Intermarché a marqué des points. La marque est désormais associée à une production audiovisuelle de qualité, à un message positif, à une démarche créative assumée.
Même Michel-Édouard Leclerc, concurrent direct, a salué publiquement la performance sur son blog. Quand vos concurrents applaudissent votre travail, c’est que vous avez fait quelque chose de bien.
Créer des vidéos qui génèrent des résultats concrets
Nous répétons souvent à nos clients que notre objectif n’est pas de faire de « belles vidéos » pour le plaisir. C’est de créer des vidéos qui fonctionnent. Qui génèrent de la notoriété, de la crédibilité, des leads.
La campagne du loup végétarien prouve que ces deux dimensions ne sont pas incompatibles. Une production audiovisuelle peut porter une ambition artistique et un objectif commercial. Pour évaluer le second, il faut suivre les résultats de la campagne au-delà des réactions suscitées par le film.
Le secret réside dans l’alignement. Alignement entre le message et l’exécution. Entre la promesse et la preuve. Entre ce que la marque dit et ce qu’elle fait. Quand tout est cohérent, la magie opère.
La vraie leçon de cette campagne Intermarché, finalement, c’est celle-ci : dans un monde saturé de contenus, l’authenticité et le soin apporté à la production audiovisuelle deviennent des différenciateurs majeurs. Les marques qui investissent dans des histoires vraies, portées par un savoir-faire humain, récoltent bien plus qu’une viralité passagère. Elles construisent une autorité durable. Comme le souligne Forbes, les marques qui investissent dans un storytelling vidéo authentique voient leur mémorabilité augmenter de façon significative. Et ça vaut tous les milliards de vues du monde.
Transposer ce récit dans une vidéo B2B sans copier la campagne
Reprendre un loup, une chanson nostalgique et une scène de retrouvailles ne reproduirait pas la force de cette publicité. Son intérêt vient du lien entre le problème du personnage et la promesse de la marque. Pour une entreprise B2B, le point de départ peut être une situation professionnelle : une équipe qui ne parvient pas à partager une information, un responsable qui perd la trace d’une décision ou un utilisateur qui n’ose pas changer d’outil. La difficulté doit être identifiable avant que la solution apparaisse.
Écrivez d’abord le récit sans adjectif commercial. Qui rencontre le problème ? Que cherche cette personne ? Qu’est-ce qui l’empêche d’y parvenir ? Quel changement rend la situation meilleure ? Si les réponses se résument au nom de votre produit et à une liste de fonctionnalités, il manque encore le point de vue du personnage. Un client ne décrit pas nécessairement son besoin avec les mots de votre catalogue. Repartir de son vocabulaire aide à créer une scène que le spectateur peut reconnaître.
| Élément du récit | Traduction possible en B2B | Preuve à préparer |
|---|---|---|
| Un personnage identifiable | Une personne confrontée à une difficulté professionnelle | Une situation vécue, décrite avec ses propres mots |
| Un obstacle visible | Un geste, une attente ou une information manquante | Une scène compréhensible sans commentaire abstrait |
| Une progression | Un changement dans la manière de travailler | Les étapes utiles, sans raccourci trompeur |
| Une résolution | Un résultat que le personnage peut constater | Un usage montré ou un témoignage attribué |
| Une signature de marque | La promesse qui donne du sens à la transformation | Un lien réel avec l’offre et les engagements de l’entreprise |
Ce tableau sert à préparer un scénario, pas à imposer une fiction à tous les projets. Une interview peut suivre exactement cette progression. La personne raconte le problème initial, explique ce qui a changé, puis donne un exemple. Le montage fait apparaître la logique du récit sans lui faire prononcer une promesse qu’elle n’a pas formulée. Les plans d’illustration rendent les situations concrètes ; ils ne doivent pas seulement remplir les moments où le discours manque de précision.
La place de la marque mérite ensuite une décision explicite. Une révélation finale convient à certains récits, alors qu’une démonstration commerciale doit identifier rapidement son sujet. Le contexte de diffusion tranche : une personne qui découvre une publicité n’a pas les mêmes attentes qu’un prospect venu comparer des solutions. Préparez aussi la page ou le contenu qui prendra le relais après le film. Une émotion peut ouvrir la conversation, mais elle ne remplace pas les informations nécessaires à une décision.
Quel budget prévoir pour un récit de marque chez Biux ?
La grille Biux situe le brand film entre 8 000 et 25 000 € HT, avec un délai de 4 à 8 semaines. Cette offre comprend le concept, l’écriture, le tournage, l’étalonnage et la musique. Il s’agit du périmètre Biux publié, et non d’une estimation du budget de la campagne Intermarché. On ne peut pas déduire le prix d’un film publicitaire national de sa durée à l’écran ou le comparer directement à une production d’entreprise.
La forme du projet reste à choisir avant de comparer les prestations. Une animation explicative en motion design 2D de 60 à 90 secondes relève de la fourchette de 2 500 à 6 000 € HT. Le motion design 3D se situe entre 6 000 et 15 000 € HT. Ces offres répondent à des besoins distincts du brand film ; elles ne constituent ni des versions réduites du prix d’Intermarché ni des sous-fourchettes réservées à un style graphique particulier.
Pour préparer votre demande, décrivez le public, le message principal, les lieux ou intervenants disponibles et les supports de diffusion. Précisez aussi les éléments déjà exploitables : témoignages autorisés, charte graphique, démonstration produit et situations que vous pouvez réellement montrer. Ces informations permettent de discuter des moyens de production à partir d’un scénario possible plutôt que d’une référence spectaculaire détachée de vos contraintes.
Notre accompagnement en production de films publicitaires distingue la conception du récit, sa fabrication et les déclinaisons destinées à la diffusion. La grille des tarifs vidéo Biux permet de comparer les formats ; le devis décrit les livrables retenus. Le bon arbitrage consiste à protéger ce qui rend l’histoire compréhensible et singulière, puis à adapter les moyens à cet objectif.
Vous préparez un film de marque pour votre entreprise ? Décrivez votre projet en deux minutes, Biux revient vers vous avec un chiffrage précis.
FAQ
Qui a réalisé la publicité Intermarché du loup végétarien ?
Romance a conçu la campagne pour Intermarché avec Illogic Studios pour l’animation. Le film associe un univers animé à des scènes en prise de vue réelle. Ce n’est pas une réalisation Biux : nous l’analysons ici comme un exemple de récit publicitaire et de cohérence entre une histoire et une promesse de marque.
Pourquoi cette publicité fonctionne-t-elle comme une histoire ?
Le personnage poursuit un désir facile à comprendre : être accepté par les autres. Le film montre son obstacle, ses tentatives et sa transformation avant de conclure sur un repas partagé. Cette progression donne un sens aux images et à la musique. Notre lecture porte sur cette construction narrative, sans assimiler les réactions du public à un résultat commercial mesuré.
Combien coûte un film de marque chez Biux ?
Un brand film Biux coûte de 8 000 à 25 000 € HT selon la grille publiée. Cette fourchette concerne l’offre de l’agence, pas le budget de la publicité Intermarché. Le devis précise le concept retenu, les moyens de tournage et les livrables afin de comparer des propositions portant sur le même périmètre.
Quel délai prévoir pour produire un brand film ?
Biux prévoit 4 à 8 semaines pour son offre brand film. Le calendrier organise la conception, l’écriture, la préparation, le tournage et la finalisation du film. La disponibilité des personnes, des lieux et des éléments de marque se prépare dès le brief. Ce délai ne décrit pas la fabrication de la campagne Intermarché présentée ici.
Que comprend l’offre de film de marque Biux ?
L’offre brand film comprend le concept, l’écriture, le tournage, l’étalonnage et la musique. Le devis détaille les livrables du projet, notamment les versions prévues pour la diffusion. Préparez votre public, votre objectif et les situations que vous pouvez montrer : ces éléments orientent le récit et les choix de production avant la mise en fabrication.
Faut-il de l’animation pour raconter une histoire B2B ?
Non. Une interview, une démonstration ou un film tourné dans l’entreprise peuvent raconter une transformation si le problème et la progression sont visibles. L’animation est utile pour construire un univers ou représenter une situation difficile à filmer. Le choix doit servir le message et les preuves disponibles, plutôt que reproduire l’apparence d’une campagne connue.
Mis à jour le 12 septembre 2026 : analyse du récit complétée, préparation et budget d’un film de marque détaillés, description de la vidéo et FAQ ajoutées.